Les évêques slovaques au secours de l’occident chrétien

par Gérald Cusin

La chute du mur de Berlin, au siècle passé, fut un événement considérable, et un bienfait pour les peuples. Ces conséquences ne sont pas encore pleinement épanouies. Derrière les turbulences qui l’ont suivie, le vieux monde s’est engouffré. Dans de nombreux pays dits, autrefois, « de l’Est », par exemple, l’Église s’est fait rembourser ou restituer les biens qui lui avaient été prétendument confisqués sous l’ancien régime. Il n’y a rien de tel qu’un voleur pour crier au voleur, dit-on. Les mitrés ont repris du poil de la bête, et ne se privent pas d’intervenir très cléricalement dans la vie publique. Bien évidemment, l’école est leur lieu favori, et pas seulement parce que certains d’entre eux ont une prédilection particulière pour les jeunes enfants. C’est ainsi que les évêques de Slovaquie, selon l’agence Asssociated Press, ont protesté avec vigueur contre l’introduction … du yoga pendant les cours de gymnastique dans l’enseignement primaire et secondaire. Craignent-ils que ces exercices entraînent, s’ils sont mal contrôlés des lésions, des fractures, des malformations, que sais-je encore ? Vous n’y êtes pas.

Ont-ils peur que les enfants, devenus plus souples, réussissent plus facilement à échapper à leurs grosses pattes poilues ? Que nenni.

Les prélats estiment que le yoga n’est pas un simple exercice de relaxation, mais qu’il risque de contribuer au développement des religions orientales dans ce pays de 5, 4 millions d’habitants.

Ils réclament donc du ministre de l’Education M. Milan Ftanik, qu’on en revienne à la « gymnastique traditionnelle ». Pour appuyer ses propos et leur donner toute la force qu’ils méritent, M. Frantisek Tondra qui fait l’évêque dans ces contrées, compare l’introduction du yoga dans les écoles à celle du marxisme-léninisme sous le régime communiste.

Diantre !, tout ceci n’est pas mâché avec le dos de la cuiller !

Voilà des évêques qui n’hésitent pas à prendre les libres penseurs sur leur gauche. On demeure confondu devant ce saint acharnement à défendre en toutes circonstances la laïcité de l’école, même dans les lieux où on y songerait le moins.

Et nous qui pensions que le retour du catéchisme dans les collèges et lycées à travers un prétendu enseignement des religions, qui commence par présenter, à tous les enfants de France, le Christ comme un personnage historique et avéré, posait problème !, pauvres ringards que nous sommes !

Messieurs les évêques ouvrent devant nous de nouveaux chantiers, et bien plus sérieux ceux-là. Pour ne pas que la Libre Pensée française soit totalement absente de ce qui est en train de se jouer et qui marque un véritable tournant dans la pensée laïque mondiale, je propose, modestement quelques pistes.

En premier lieu, et ce serait un signe fort, il faut supprimer l’enseignement des chiffres arabes qui sont le vecteur pernicieux, le virus par lequel l’Islam pénètre dans nos chères têtes blondes : qu’on en revienne enfin aux chiffres (catholiques) romains. Il est bien évident que l’algèbre, pour les mêmes raisons, devra enfin être reconnu pour ce qu’il est : une insupportable pression, un viol des consciences, un insoutenable lavage de cerveau et un appel permanent et non déguisé à rejoindre la religion du prophète Mahomet.

L’enseignement de l’histoire, de la géographie, des sciences naturelles (pour ne citer que ces prétendues disciplines, qui ne sont en fait que des outils de propagande bien ficelés), sont une insulte quotidienne et permanente aux textes sacrés : qu’on les éradique !

Allons au fond des choses. L’enseignement de l’anglais et de l’allemand : Comment peut-on être assez naïf pour ne pas y voir l’infiltration sournoise de l’idéologie des parpaillots, et de leurs multiples sectes ? De plus, pour l’allemand – langue maternelle de Marx : Seul un idiot congénital, pourrait nier qu’il ne s’agit pas d’une manière rampante de semer le trouble dans les esprits purs de nos enfants, en leur facilitant ainsi l’accès à das Kapital.

Pour bien faire, il faudrait n’autoriser à l’école que la Bible. Et encore, dans une version expurgée : A la lecture de bons nombres de passages, nos enfants n’auraient-ils pas l’idée de devenir, assassins, incestueux, sodomites, peut-être !

Je m’égare, je tombe dans le piège si facilement tendu. Gros benêt de Cusin, même la Bible est suspecte : tu ne vois pas qu’elle n’a d’autre objet que de permettre la pénétration de la religion juive ?

Le mieux, ce serait finalement, plus d’instruction du tout. C’est le seul programme à peu près sûr. On comprend mieux maintenant les directives européennes à ce sujet.

Heureusement que vous avez soulevé le lièvre, Messieurs les évêques slovaques. On n’imagine pas sans trembler ce qui aurait pu se produire sans votre salutaire coup de semonce. D’un côté du gymnase, entraient innocemment des petits slovaques comme il faut, bien blancs, bien blonds et bien chrétiens, et une heure plus tard, par l’autre porte, sortaient, dans la position du lotus, des cohortes de moines bouddhistes des deux sexes, le crâne rasé, revêtus de la robe safranée, et agitant leur moulin à prière. L’Occident (même oriental) l’a échappé belle !