Encore un véritable expert !

On ne peut pas ouvrir un journal, écouter une radio, regarder une chaine de télévision, sans tomber sur un « expert », en blouse blanche ou pas, ou présenté comme tel.

En voici un, encensé de l’extrême-droite à la « gauche » : Christophe Bourseiller « spécialiste des extrémismes ». Il a commis naguère un ouvrage « Les ennemis du système » qui mélangeait allégrement l’extrême-droite et l’extrême-gauche ; plus tard, il se fit un petit nom avec son « Cet étrange monsieur Blondel », où il ne parlait que de Pierre Lambert. Un mercenaire de la plume.

Il est dommage qu’il ait quitté son emploi de comédien, il excellait dans les rôles de tête à claques.

Il vient de livrer une étude sur internet sur son « antiblog », où l’on peut lire sur les « islamo-gauchistes » : « Toute l’extrême gauche n’est certes pas réceptive aux thèses d’un Pierre Tevanian, pour qui « l’athéisme est devenu l’opium du peuple de gauche ». D’un côté, les trotskistes lambertistes participent activement au réseau du Printemps républicain, qui fourbit un argumentaire face au cléricalisme ; de l’autre Lutte ouvrière a pris clairement ses distances en 2016 par un texte de dénonciation de l’islamo-gauchisme : « Le piège de la « lutte contre l’islamophobie ».

Pour voir que les « lambertistes »« participent activement à l’officine xénophobe antimusulmane « Le Printemps républicain » de Valls et consorts, il faut avoir de sacrées lunettes pour cela. Ce n’est plus de l’expertise, c’est de la magie et on est dans le domaine de l’Apparition, comme à Lourdes.

Il n’y a pas à dire, un véritable expert et spécialiste qui donne raison à Bernard Shaw : « Les spécialistes sont des gens qui savent de plus en plus de choses sur de moins en moins de choses, de telle façon qu’à la fin, ils savent tout sur rien ».

Mentir, toujours mentir, il en restera toujours quelque chose. Telle est la devise pour ces gens dont le métier est de fouiller dans les poubelles. : Leur juste place.

Je leur dédie ce poème de Jacques Prévert : « Je vous salue ma rue pleine de grâce, L’éboueur est avec vous »

David Combes