Du côté de la c… navrante

Montage de deux photos : à droite, la brebis DOLLY née d'un clonage en février 1997 et à gauche, la brebis POLLY, née également d'un clonage en juillet de la même année à l'Institut Roslin d'Edimbourg. / AFP PHOTO / COLIN MCPHERSON

rassemblés par Gérald Cusin

Foyer de prière M.V., 21 décembre, « la grâce de la nuit de Noël », texte lu par les enfants.

Titre : accepter d’être la petite balle :

Jésus : Marcel, m’aimes-tu ? Hier soir, pourquoi as-tu ri en méditant sur les larmes que j’ai versées dans la crèche ? A ma naissance, je me suis trouvé tout à fait dans la même situation que les autres enfants ; j’ai alors souffert du froid et éprouvé de la tristesse. Si, à ce moment-là, tu avais été présent pour converser avec moi, il est probable que je n’aurais pas pleuré (…) Non seulement j’avais froid, mais j’étais encore bien triste, n’ayant personne pour causer joyeusement avec moi et dissiper ma tristesse (…) La Sainte Vierge, assise près de moi, me berçait tout en essuyant mes larmes, cependant, je songeais alors à quelqu’un, et malgré tout le soin que mettait ma mère à me bercer, je ne cessais de pleurer … Je désirais avoir un pantin, une auto, une balle ou autre jouet pour m’amuser, mais en ce temps là, les gens n’avaient pas encore inventé ces jouets qui n’existaient pas, mais que j’aimais pourtant beaucoup. Maintenant, ces jouets existent, je puis m’amuser tout à loisir. Marcel, c’est ta sœur Thérèse qui la toute première a accepté d’être la petite balle et de me servir de jouet, maintenant encore, il y a un grand nombre d’âmes qui ont accepté également d’être tel ou tel jouet dans le but de me l’offrir pour me faire plaisir.

DIS-MOI QUI TU CLONES ?

Pendant que les raëliens clonent médiatiquement à tour de bras, en faisant les choux gras de la presse, d’autres cloneurs potentiels s’activent dans l’ombre. « D’innombrables sectes, groupes de pression, congrégations et Eglises », nous apprend le journal El Mundo de Madrid (Courrier International n°636), mettent tout leur potentiel matériel et humain, dans l’opération « Cloner Jésus ». C’est le cas d’une secte californienne de Berkeley au nom évocateur de « Second Coming Project ». Il s’agit de faire revenir (sic) le Christ sur Terre en utilisant une des cellules se trouvant sur « la centaine de reliques de Jésus qui existent dans le monde, et en particulier du saint suaire de Turin ». Explication des illuminés : « Nous ne nous contentons pas de réponses évasives du type « Jésus est dans nos cœurs et en tous lieux ». Nous voulons des actes. Si nous ne prenons pas le taureau par les cornes, les chrétiens vont attendre le retour du Christ éternellement. La seconde venue du Christ deviendra réalité parce que nous allons le faire revenir ». Tout est prévu : « Prendre une cellule intacte du Saint Suaire, en extraire l’ADN et l’introduire dans un ovule. Une fois fertilisé, celui-ci sera introduit dans l’utérus d’une jeune vierge, qui donnera naissance à un second Jésus lors d’une deuxième naissance virginale ». Lorenzo Garza Valdès, qui se déclare scientifique, microbiologiste à l’Université du Texas, a participé aux études « scientifiques » (puisqu’on vous le dit) menées sur l’étoffe, après l’étude au carbone 14 qui avait montré que le « saint suaire » datait tout au plus du Moyen Âge. Il a écrit au pape en 1998 : « J’ai été le premier a avoir eu l’honneur de cloner les gênes du sang du Christ. Mes travaux démontrent que le suaire est le linceul de Jésus de Nazareth. » C’est vous dire si tout cela est sérieux. Malgré tout, Lorenzo le Magnifique est contre le clonage du Christ : « Ce serait une catastrophe. On ne pourra pas cloner le Christ à 100%. Si on utilise le peu de sang dont on dispose, on obtiendra un génome incomplet. Ce serait un individu avec une partie des gènes du Christ, un monstre, un Frankenstein, – l’Antéchrist. » On en frémit par avance

LES RAISONS DE LA DÉSAFFECTION DES SEMINAIRES

« Apprendre de sainte Agnès, vierge et martyre de Rome (IVe s.) une héroïque constance dans la foi », c’est ce que Jean-Paul II recommande aux séminaristes de son diocèse.

Jean-Paul II a reçu en effet, samedi matin, 18 janvier, au Vatican le supérieur et les étudiants du séminaire « Capranica » de Rome, comme c’est la tradition tous les ans, à la veille de la fête de leur sainte patronne sainte Agnès.

« La leçon que nous pouvons recevoir nous aussi de sainte Agnès, recommandait Jean-Paul II, est son héroïque constance dans la foi, et jusqu’à l’effusion du sang. Cette jeune martyre nous invite à aller de l’avant dans notre mission, en sacrifiant notre vie si nécessaire. »

Et de préciser : « Il s’agit d’une disposition intérieure alimentée chaque jour par la prière et un véritable programme ascétique. »

« Appelé à être un guide éclairé et un exemple de vie chrétienne pour les fidèles, le prêtre ne peut trahir la confiance que le Seigneur et son Église ont mise en lui, insistait Jean-Paul II. Il doit être un saint et un formateur de saints par l’enseignement, et plus encore par son témoignage. C’est là le « martyre » auquel Dieu l’appelle, qui même sans aller jusqu’à l’effusion de sang, exige la « constance héroïque dans la Foi » caractéristique des véritables disciples du Christ. » (source agence de presse du Vatican). Agnès accomplit son martyre à douze ans, nous dit l’hagiographie. Elle était vierge et a dû lutter pour le rester. Elle périt percée par le glaive (comme quoi on n’échappe pas à son destin), et est allée spontanément au martyre. C’est sans doute très encourageant pour les jeunes.

Tout ceci sans commentaires, évidemment.